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Poékit
un spectacle pour les petits à partir de 2 ans
durée : 40 minutes
Interprétation : Hélène Hoffmann ou Anna Cottis marionnettistes Frank Normand musicien / comédien
Mise en scène, marionnettes : Hélène Hoffmann
Musique originale : Frank Normand, clarinette, petit piano
Valises / décor : Michèle Couderc
Production : Compagnie Vire Volte
avec le soutien de la ville de Rosny sous bois
Nous venons poser nos valises chez vous!
Les comédiens arrivent de voyage, avec leurs bagages. Un génie s'échappe du sac à main: Si vous aviez trois voeux à faire, que choisiriez-vous? Le rêve d'Icare, une jolie maison, l'amour?... ou un bonbon...
De chaque valise, merveille, va surgir un univers différent : brèves pièces pour marionnettes, mini-concert, même le salon de la mère de grand-mère de la maman de Mamie avec son piano et la boutique d'Hector, le coiffeur mélomane....
Toutes les scènes sont placées sous le signe de la poésie, de la musique, de la surprise.
Le spectacle peut être présenté dans de petits théâtre, dans les lieux de vie des enfants (crèches, écoles) ou des salles non équipées (bibliothèques, hôpital...).
La proximité avec les artistes permet un partage chaleureux avec les enfants.
L'imaginaire se déploie lors des moments de spectacle, la relation revient au réel dans les
Faire semblant pour fabriquer un mondeéchanges avant et après la représentation.
L’écriture, c’est l’alchimie qui transforme notre passé en œuvre d’art, participe à la reconstruction d’un moi délabré, et permet de se faire reconnaître par notre société. Mais avant l’écriture, d’autres modes socialement valorisés de la représentation de soi se mettent en place au cours du développement.
Dès l’age de 15 mois un enfant doit savoir « faire semblant ». Il doit tomber alors qu’il n’y est pas forcé, il doit simuler des pleurs et des souffrances qu’il n’éprouve pas dans le réel, il doit savoir paraître menaçant, endormi ou même affectueux. Bref, toutes les activités fondamentales de son existence doivent être mises en scène dans son petit théâtre préverbal, sous peine de ne pas avoir accès à l’altérité. Dès l’instant ou l’enfant s’entraîne à inventer un personnage qu’il fait vivre, un double imaginaire auquel il confie ses petits chagrins, un rôle préverbal qu’il joue avec des gestes, des mimiques, des postures et des vocalités, il fournit à l’adulte la preuve qu’il a compris qu’un autre monde mental que le sien existe et qu’il tente d’agir sur lui grâce à des scénarios imaginés. En jouant à faire semblant, le petit invente une fiction exprimée par le corps, donne une forme à ses émotions pour agir sur le monde mental de l’autre. Ce "faire-semblant" est une prouesse intellectuelle puisqu’il permet en même temps l’expression de son monde intime et la maîtrise intersubjective : "Je vais l’émouvoir en effectuant une chute. Je vais provoquer sa rescousse protectrice en mimant des pleurs".
Boris Cyrulnik. Le murmure des fantômes, Ed Odile Jacob.
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